Un poids plusieurs mesures !

La nécessité d’une vision globale pour perdre du poids

Le sujet du poids est complexe. C’est une problématique qui demande une vision globale de la santé. Il faut d’ailleurs savoir que les régimes « simplistes » ont souvent des conséquences métaboliques très néfastes et conduisent rarement à une perte de poids durables (comme par exemple les diètes hyper protéinées). La démarche de la micronutrition qui est plurielles et qui tient compte des découvertes récentes des sciences de la santé va permettre d’obtenir de très bons résultats dans la prise en charge du poids. Plusieurs axes ou piliers de la santé vont être explorés et corrigés. Donnons quelques pistes (qui sont évidemment simplifiées dans le cadre d’un court article) qui ont pour but de montrer l’état d’esprit « globale » et d’investigation qui anime la micronutrition.

Le microbiote intestinal

C’est une chose de plus en plus connue. Un des premiers axes ou piliers à corriger dans le cadre du surpoids est le microbiote et l’intestin! Pourquoi ? Quel lien physiologique ou biochimique conduit de l’intestin au stockage du gras (et donc à la prise de poids) ? Suivez le raisonnement …

Le raisonnement: Il a été mise en évidence une fréquente perturbation du microbiote dans le cas du surpoids. Ces perturbations et d’autres désordres intestinaux peuvent être à l’origine d’un intestin dit perméable (leaky gut). Ce dernier sera potentiellement à l’origine d’une inflammation (dites inflammation de bas grade). En micronutrition nous savons que cet état inflammatoire chronique va amener ce que l’on appelle une résistance à l’insuline (sous « l’ordre » de l’insuline, le glucose a plus de mal à rentrer dans les cellules: elles font de la « résistance »!). L’insuline va donc avoir tendance à augmenter dans le sang (pour « se faire entendre » par le glucose). On parle alors d’hyperinsulinisme. Or, il s’avère qu’une des fonctions de cette hormone est le stockage du gras !  CQFD! Si elle augmente ….l’aiguille de la balance suit le mouvement ! Trop d’insuline est toujours mauvais dans le cadre d’une prise de poids. On fera la chasse donc également aux aliments dit à fort index glycémique (qui augmentent brutalement la glycémie).

Le bilan de biologie de la santé: il est possible de réaliser un bilan appelé DMI (Dysbiose/Mycose/Intestinal) qui va montrer une éventuelle dysbiose (perturbation du microbiote), ou candidose… On pourra demander aussi une CRP ultra sensible et d’autres éléments (LBP, …) qui peuvent nous révéler une inflammation intestinale. Voir l’article du blog « Les probiotiques c’est pas automatique ».

DMI fermentation
Mise en évidence de bactéries de fermentation (à l’origine de ballonnement, gaz, inconfort intestinal, …)

Les acides gras polyinsaturés

Le l’axe ou pilier des acides gras polyinsaturés sera sans doute à corriger dans le cadre d’une prise de poids.

Le raisonnement: il a été montré qu’un rapport d’acides gras polyinsaturés, Oméga 6/Oméga 3 trop élevé va favoriser la prise de poids. Les Oméga 6 en effet favorisent la lipogenèse. L’augmentation de ce rapport va aussi dans le sens de nous rendre hyper réactif à l’inflammation (nous sommes devenus avec l’alimentation moderne des « hyperactifs inflammatoires » !). Or, nous venons de voir quelques lignes plus haut, que inflammation favorise la  prise de poids.

acide gras bip

Le bilan de biologie de santé: une analyse détaillée des acides gras de vos cellules est le bilan de micronutrition de base. Dans bien des cas il est perturbé car notre alimentation est totalement dérégulée par rapport à cette fondation de la santé. Voir l’article du blog « Oméga 3 fois mieux ». 

La détoxification hépatique

Une autre axe ou pilier ne devra pas être négligé. On accompagnera toujours une démarche de perte de poids par un soutien de la fonction de détoxification hépatique.

Le raisonnement: En effet, les toxines de notre alimentation et de notre environnement ont un caractère dit lipophiles (elles aiment le gras) et vont donc se stocker dans le tissu adipeux. La fonte de ce tissu adipeux et la perte de poids va conduire à un « relargage de toxines » qui peut amener un mal être général, ne favorisant pas le contexte d’amaigrissement (envie de compenser, grignotage, etc…)

Le bilan de biologie de la santé: les capacités de détox hépatique peuvent s’évaluer en regardant différentes vitamines, minéraux et métabolites. Voir l’article du blog « Faire face au stress toxique ».

 

La proposition nutritionnelle et complémentation

Outre les conseils nutritionnels  (apport d’huiles alimentaires précises, consommation d’aliments riches en graisses polyinsaturées, fibres dans la ration, consommation d’aliments à faible index glycémique, aliments détox …) , la correction  micronutritionnelle va donc sans doute viser à restaurer la barrière intestinale (apport de compléments spécifiques), rééquilibrer le microbiote (probiotiques, prébiotiques, …), moduler l’inflammation, sans oublier la partie détox…et bien d’autres choses!

 

 

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